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Les corridas au Pays Basque: l'interdiction se fera attendre.

 

Contrairement à la Catalogne, le débat sur l'interdiction des corridas n'aura pas lieu au Parlement basque, pour le moment.

La coalition de gauche Ezker Batua (EB) avait présenté une "proposition non de loi" pour modifier la Loi de protection des animaux et y inclure les taureaux. Si le parlementaire d'EB, Mikel Arana, et les quatre parlementaires d'Aralar et d'Eusko Alkartasuna (gauche indépendantiste) ont soutenu la proposition, le Parti nationaliste basque s'est abstenu et le Parti socialiste d'Euskadi, le Parti Populaire (droite) et UPyD ont rejeté la proposition.

Ezker Batua avait déposé sa proposition fin août, un mois après l'interdiction des corridas en Catalogne. Fin juillet, la Catalogne est devenue la première région d'Espagne à voter l'interdiction.

Le combat entre aficionados et anticorridas est donc loin d'être terminé tant au Pays Basque sud qu'au Pays Basque nord.

En France, les associations de protection des animaux, comme Flac ou CRAC, et des élus ne cessent de se mobiliser afin d'interdire les corridas. La députée UMP des Alpes-Maritimes Muriel Marland-Militello et la députée PS Geneviève Gaillard ont déposé en juin une proposition de loi, co-signée par 58 élus, pour interdire les corridas et les combats de coqs.

Au Pays Basque nord, 207 personnalités du Pays Basque ont déjà signé le manifeste du comité radicalement anti-corrida (CRAC) pour l'abolition de la corrida.

À Bayonne, le maire-député de Bayonne, Jean Grenet, entend continuer à développer la corrida, en estimant que les corridas "font partie de notre patrimoine", alors que les opposants aux corridas ne cessent de souligner le déficit de la Peña taurine (92.000 euros pour la temporada 2010) suite à la baisse continue de la fréquentation et de s'interroger s'il est "judicieux de gaspiller les deniers publics dans le sang et le sable des arènes?".

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